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Départ demain!
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Départ demain!
C'est le grand jour de galère.
Aujourd'hui on range l'appart, on fait la vaisselle, on boucle nos valises.
Le propriétaire nous a permi le rester jusqu'à 13h pour nous occuper de tout ça.
Bien loin du départ sur les chapeaux de roue, on se lève, se lave et petit déjeune tranquillement.
Nous sommes tous occupés à jouer à Mafia Wars quand le propriétaire arrive et embarque Rémi et l'ordinateur pour imprimer nos billets d'avion.
Séduits par la journée d'hier, nous avons voulu de nouveau prendre le train pour visiter l'exterieur.
Notre choix s'est porté sur la ville de Kutna Hora.
Le matin, Morgane et moi partons plus tôt pour imprimer les dernières photos à envoyer.
Nous retrouvons les garçons à la gare.
L'euphorie s'installe lorsque nous découvrons que nous allons prendre le train vert à compartiments.
Elle se transforme en crainte lorsqu'on arrive à destination: une petite gare mal entretenue face à des champs.
Lorsque nous en sortons, nous ne sommes toujours pas rassurés car les quelques bâtiments sont laids et délabrés.
Nous passons devant une église puis en plein dans une zone industrielle.
Après une marche relativement longue, nous atteignons une nouvelle église puis le centre ville.
Sur la place italienne, nous nous asseyons quelques temps pour décider de ce qu'on va faire.
La grande église au loin, nous parrait distante... trop distante...
Nous boudons le petit chemin qui y mène parce qu'il faut descendre pour remonter et que nous sommes fatigués, nous décidons alors de nous rendre à "la maison de pierre".
Finalement, le vieux quartier de la ville se révèle tout à fait pittoresque.
Flânerie dans les petites rues de la ville pendant laquelle les chansons et les insultes vont bon train.
Alors que les estomacs commencent à se creuser, nous passons devant un petit bistrot étrange dont l'ambiance à moitié zen et à moitié glauque nous séduit.
Il est environ 16h et nous commandons des fromages frits, des cheesecakes et un strudel.
Gabriel est prit d'une crise de boulimie dont seule le manque de sous a pu venir à bout tandis que moi, je suis touchée par une furieuse envie de saucisse.
Je prends de nouveau une "old czech sausage" qui est une saucisse accompagnée de moutarde et de confiture de cranberries.
Repus (mais pas trop, nous avons prévu de retourner au restaurant de mon anniversaire, celui où nous nous sommes tapé une superbe tête d'affiche et duquel nous sommes resortis remplis, gavé et gueudés...), nous reprenons la route.
Nous arrivons finalement devant la belle église Sainte-Barbe que l'on a, après une longue hésitation, décidé de visiter contre 30 couronnes.
Nous ayant bien fait remarqué à cause du fou-rire de Gabriel répondant à la question de Rémi qui, assis sur les bancs d'église, nous a demandé innocement "On commande un fromage?", nous sortons pour nous diriger de nouveau vers le centre ville.
Une petite visite des quelques monuments mais surtout des rues, nous passons devant la maison de pierre, si chère à Gabriel, puis, fatigués, nous décidons de rentrer avec le bus.
Nous nous asseyons donc sur le banc, devant l'arrêt de bus, pour attendre le bus censé arriver dans une dixaine de minutes.
Lorsqu'un quart d'heure est passé, Rémi est en train de dormir, zieuté de traviol par les passants pendant que nous scrutons les allures et comportements étrange des tchèques.
Nous sommes comme transportés dans un autre âge, peut-être 60 ou 70 ans auparavant.
Sans l'élégance, comme nous le prouve cet homme qui nous fait partager deux de ses plus beaux rots avant de rentrer dans un petit magasin de journaux.
Mais le bus n'arrive pas et nous commençons convenir qu'il ne passerait pas.
Très loin d'en être réjouis, nous devons donc faire tout le chemin inverse à pied: nous ne serons pas à la gare avant une demi heure.
Le fait que ce soit de nouveau un train à compartimentnous console un peu.
Arrivés à Prague, hop, direction le restau'!
Avec Gabriel, derrière, qui traîne des pieds parce qu'on s'est trop tapé la honte la première fois.
Mais de ne pas voir le serveur de vendredi lorsqu'on arrive nous rassure tous et nous nous trouvons une petite table en terasse.
Je ferais remarquer que j'ai gagné le respect de Gabriel en finissant le plat de chou/gnocchis/lard et boeuf qu'il n'a pas réussi à manger en entier. Pour le coup, je suis très fière de moi. J'aurais dû tenir des paris!
Nous finissons avec un dessert (Strudel pour Gabriel et moi, Sunday pour Rémi), sauf pour Morgane qui n'a même pas réussi à finir ses wings de poulet! (Raaaah, je dénoooonce!)
Retour à l'appart' de nouveau gueudés!
ce matin, nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude pour prendre le train de 12h2o à la gare centrale de Prague.
Nous partons voir le château de Sterberg qui se trouve à 2h30 de Prague.
Sur le chemin, Gabriel nous presse et nous opresse en se retournant toutes les minutes pour nous avertir du temps qui passe.
Nous marchons aussi vite que nous pouvons et sommes parfaitement à l'heure.
Après avoir pris nos billet, nous sommes fiers de monter dans un train "City Elephant", un de ceux qui passent devant chez nous. (Oui, je ne vous ai pas dit mais l'appart donne sur la voie ferrée).
Il y a 2 étages en plus du rez de chaussé et malgrès l'alliance certaine avec Wizzair pour ce qui est des couleurs, il est plutôt classe.
Quelques parties de tarots et arrêts de trains pourris (Je dis arrêt de train parce que ce ne sont pas toujours des gares), nous changeons de train.
Le nouveau est plus petit, rouge et beige et moisn confortable.
Nous resortons le jeu de tarot.
Lorsque nous descendons vers le village, nous entrons dans un bistrot pas trop cher.
La salle à manger est grande et familiale.
La serveuse se dirige vers nous et nous demande "Englisch? Deutsch?". "euuuuum, yes."
Mais la compréhension s'avère difficile et lorsqu'elle vérifie qu'on a déjà commandé, on comprends qu'elle demande si on attend pour commander.
Du coup, on a bien attendu une heure.
Ca nous a permis d'observer les tchèques qui nous entouraient.
Un randonneur se promenait en ce qui ressemblait fort à un caleçon, un vieux nous fixait d'un air mauvais.
L'pothéose fut lorsque la serveuse vint nous demander, sous le regard de la salle entière, si le bruit ne nous gène pas.
Nous fromages fris, nos strudels et pancakes arrivent enfin.
Le tout avalé, nous montons vers le château.
Pas grand chose à dire sur le château à part qu'on s'est réjoui d'avoir pu assister au repas des oiseaux de proie dans la cours.
Lorsque nous resortons, nous attendons le train dans le bistrot où Rémi et Gabriel prennent une bière.
Sur le bref chemin de la gare, nous rencontrons un groupe de tchèque qui venait de faire du canoé sur la rivière.
La répétition du mot "fransousky" nous prouve que l'on parle de nous.
Ca se vérifiera dans le train.
Alors que nous nous apprêtons à jouer au tarot (eh oui, encore...), deux hommes s'assoient à côté de nous et l'un d'eux nous demande "Where do you come from?".
La moitié du groupe nous regarde, interessés.
"Euh, from Paris."
L'homme assis à côté de moi se lève et revient avec sa fille et nous dit qu'elle parle un peu français.
Au début, un peu timides, on continue notre jeu puis, pour engager de nouveau la conversation, on lui propose de jouer.
La conversation continue jusqu'à ce qu'ils descendent.
Le "na shledanou" de Rémi a fait sensation, nous sommes maintenant de vraies stars dans un coin paummé de la république tchèque.
De nouveau, nous devons changer de train.
Aucune destination n'étant indiquée sur le quai, nous suivons les autres groupes de personne.
Ce que nous n'aurions pas du faire puisqu'un "City elephant" s'arrete et repars peu avant nous vers Prague.
Notre train prend la direction inverse et nous commencons à nous inquiéter.
Il s'engouffre alors dans la forêt et s'arrête devant des arrêt se limitant à un banc et un abris en bois.
Lorsque le controleur vient vérifier notre billet, il bug puis tente de nous expliquer quelque chose en tchèque.
Voyant qu'on ne comprends pas, il valide puis nous rend notre ticket dans un mouvement légèrement exaspéré.
A un des 23 petits arrêt auquel on passera, un groupe de tchèque crasseux et chargés de sac de randonné monte dans notre wagon, un verre de bière à la main.
Il sortent d'abord le saucisson, puis les M&M's et enfin, la bouteille de rosée et finissent légèrement allumés.
Quant à nous, nous ne voyons pas la bout de notre voyage.
Heureusement, la civilisation montre enfin le bout de son nez et nous pouvonsrentrer l'appartement en métro.
Aujourd'hui est une journée que l'on peu aisément notée "inutile".
Nous devions nous lever à 9hoo pour aller visiter le château de Sternberg mais c'est à 11hoo qu'on a enfin daigné ouvrir les yeux.
Pendant que Gabriel et Morgane sont partis à la recherche d'une banque, Rémi et moi attendons à l'appartement pour lancer une lessive.
C'est à 16h30 que nous pouvons partir de l'appartement, ayant récuperé la lessive qui, visiblement, n'avait subit aucun lavage puisqu'elle sentait toujours autant le moisi.
Nous retrouvons Morgane et Gabriel à la station de métro près du château.
Nous marchons un peu autour du château, errons dans les rues bondées de touristes et décidons de reserver une table dans un pivnice recommandé par le guide michelin avant de manger une part de gâteau dans un petit restaurant dont les pâtisseries, je cite, "sont à se damner".
Les gâteaux étaient bons mais pas non plus jusqu'à vendre son âme au diable pour trois miette, par contre, il étaient chers.
Nous repartons vers la taverne où nous arrivons un peu en avance.
L'ocasions de s'asseoir sur une petite place et de sortir le jeu de tarot.
On nous assoie à une table en bois, à côté de tchèques, Rémi et Gabriel commandent une bière et Rémi, Morgane et moi une saucisse à la moutarde.
Tandis que les assiettes de bois se finissent, les chopes se descendent doucement.
Rémi boit alors sa dernière gorgée, repose sa chope.
La serveur, aussi discret qu'une ombre parrait puis s'eclipse.
La chope a disparue.
Quelques temps après_peut être une minute_ elle resurgit.
Remplie.
La serveuse la dépose furtivement avant de repartir.
-"Bah, t'as recommandé une bière?"
-"Ben nan, j'ai rien demandé moi!"
-"Bah, j'crois que, dès qu'tu la fini, ils viennent la remplacer..."
C'est ainsi que Gabriel et Rémi se sont bu 1 litre de bière chacun ce soir là.
Nous rentrons à pied en passant par le pont Charles.
La nuit est tombée et les vendeurs de souvenirs et les dresseurs de portrait ont fuit, laissant la place aux promeneurs du soir et aux musiciens des rues.
Les péniches s'activent sur l'eau qui reflète les lumières des monuments.
Soudain, des bruits de pétards résonnent.
Les badauts s'accoudent au muret.
Un feu d'artifice éclatte sur le pont d'en face.
C'est à ce moment là que nous perdons Morgane et Gabriel.
Le litre de bière rempli vite les vessies et nous pressons le pas pour rejoindre l'appartement au plus vite.
Aujourd'hui c'est mon anniversaire!
Et il pleut...
Début de journée plutôt soft par rapport à la suite de la journée.
En guise de premier repas, pâtes au pesto, céréales et cake.
Pendant ce temps, Rémi prend sa douche (qui a duré au moins une demi heure... évidement...).
Le voilà qui sort torse nu et nous déclare: "Euh... J'crois qu'y a plus d'eau chaude".
Dépités, on se pose devant les clips et on bouquine le temps que le propriétaire vienne nous aider.
Lorsqu'il arrive, Gabriel a déjà bravé la difficile épreuve de l'eau à 20°C.
Après la douche, la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la place Vanceslas où se trouve le musée du communisme.
A la sortie du musée, nous nous divisons en deux groupes: les mecs d'un côté et les Morganes de l'autre.
Nous allons faire quelques boutiques de fringue, pensant que, comme la nourriture, ce serait moins cher à Prague qu'à Paris.
Erreur fatale.
Nous rentrons rejoindre Rémi et Gabriel à l'appartement.
Encore une pause glandage avant de partir pour le resto, choisi entre tous dans le guide michelin: Plat tchèques généreux et pas chers.
Préparés _ physiquement et moralement _ pour un voyage gustatif de premier choix, nous quittons l'appartement.
La porte à peine repoussée, Rémi se tourne vers moi "C'est toi qui as les clés?".
Gros blanc.
"Euuuuuuh, tu t'fous d'moi?"
Impossible de rentrer de nouveau dans l'appartement.
Après les tentatives romanesques de Rémi d'ouvrir la porte avec le prospectus du "sex machines museum" qu'il garde précieusement dans son sac, nous nous resolvons à envoyer un message à notre propriétaire.
Sa réponse ne se fait pas tarder : "Huh that is a real problem because I work right now".
Il est alors 20h15.
Quelques minutes plus tard, il nous appelle et nous explique comment le rejoindre à son travail.
Puis nous explique qu'il envoie son collègue.
Morgane et Gabriel entreprennent une visite de l'immeuble qui prend vite fin.
Nous nous asseyons dans le hall et sortons le jeu de tarot. (Par chance, je me suis dit qu'il pourrait éventuellement nous servir...)
Les voisins qui louent le deuxième appartement nous fournissent la musique d'ambiance.
L'un d'eux ouvrira même la porte pour nous demander "Do you need a place to sleep?".
Lorsque le propriétaire nous rappelle pour nous dire que "Michael" arrive dans 5 minutes, il est 21h20.
10 minutes plus tard, il arrive avec une interprète francaise.
"Nous revenons, nous allons chercher la clé"
Après un petit quart d'heure d'attente, nous pouvons enfin entrer dans l'appartement... pour repartir aussitôt.
Evidement, dehors il pleut des cordes.
Nous engageons une course effrénée vers le tramway.
Après un premier changement, nous descendons au bout de la première station parce que nous avons confondu flics et controleurs et que nous n'avions pas payé de billet.
Nous prenons ensuite le metro où nous échappons à de vrais controleurs cette fois.
Dehors, trempés, nous cherchons de nouveau une station de tramway.
Arrivés à destination (enfin, pas encore puisque nous sommes encore à quelques rues de restaurant...), nous déplions la carte.
A droite, puis à gauche, puis de nouveau à droite...
Lorsque nous franchissons la porte, c'est pour toute la troupe!
La satisfaction s'assombrie quelque peu face au dédain du serveur qui, nous voyant tout trempés débouler devant son bar, hausse un sourcil.
On s'installe à une table et commandons des plats tchèques.
On ne nous a pas menti, les plats sont copieux.
D'ailleurs, Gabriel s'avoue vaincu devant son assiete de choux, lardons, gnocchis et morceaux de boeuf.
Alors que la serveuse s'apprete à remporter son assiete, Rémi, une pomme de terre dans la bouche, se révolte.
"Let it, let it!" dit-il, affolé en s'accrochant desesperement à l'assiette.
Lorsque nous demandons un strudel au pomme, canelle et boule de glace vanille, la cuisine ferme.
C'est ce qui sauva nos estomacs.
Malgré notre état de gueudage intensif, nous clôturons le repas avec un coktail.
Avant de partir, Rémi est allé payer au bar.
Le serveur a posé la monnaie sur le bar.
Rémi, qui ne comprends pas grand chose ce soir là, attend, fini par prendre l'argent en demandant "It's?..."
Bien évidement, le serveur ne comprends pas.
Après quelques instant d'incompréhension, il empoche l'argent en nous emboite le pas sous le regard interloqué du serveur.
Regard qui nous suit jusqu'à ce qu'on quitte le bar et qu'on ne soit plus à porté de vue.